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Notre village



Saint Julien en Vercors est un petit village de 220 habitants, posé au milieu des champs,  entre doux gris de la roche nue et vert profond de vastes bois touffus.

A l’est, au-dessus du village, les prés s’élèvent en pente douce jusqu’à l’orée de la forêt, hêtres et sapins mêlés, surplombés par la falaise. Le regard bute sur la  barrière montagneuse, qui semble veiller sur le village, comme pour le protéger, lui assurer quiétude et paix tout au long des saisons.

Au sud, le regard se perd au loin dans le vallon jusqu’aux montagnes bleutées par-delà le Col du Rousset.

A l’ouest, la « gorge » plonge entre deux falaises abruptes, comme un appel vers le grand large. Les soirs d’été, le soleil couchant s’y engouffre avant de disparaître, éclaboussant le village de ses rayons rougeâtres.

Au Nord, le val de Rencurel déploie ses verts contrastés jusqu ‘au Col de Romeyère.

Loin du bruit et de l’agitation du monde, Saint Julien est un village calme et paisible, tout imprégné de l’ambiance rurale qui caractérise le Vercors Sud.  Plus qu’une activité économique, l’agriculture  symbolise ici une relation équilibrée entre l’homme et la nature. Elle en sera garante aussi longtemps qu’il restera des hommes, respectueux de ce fragile équilibre, pour sauvegarder le patrimoine rural de montagne.

Riche de ses paysans,  Saint Julien l’est aussi de la diversité de sa population,  gens « du pays » et nouveaux habitants désireux de changer d’environnement et de mode de vie, ou « tombés amoureux » du pays jusqu’à le choisir pour y vivre.

Car il n’est nul besoin d’y être né pour aimer ce pays, pour que le cœur se l’approprie. De nouvelles manières de vivre et de partager s’inventent, et en écho à la société rurale, affirment leur diversité, leur différence, évitant ainsi le repli sur soi et sur le passé.

Aussi la cour de l’école résonne-t-elle encore des cris des enfants qui s’égayent, et chaque fin d’après-midi voit se succéder de jeunes parents, qui,  rentrés du travail défilent à la crèche pour récupérer les plus petits.

Au fil du temps, le paysage a été façonné par l’agriculture et le travail forestier. Les rares eaux de surface se dispersent en souterrain par un cheminement complexe. Aussi, les quelques fontaines où coule encore une eau vive et glacée symbolisent la vie et prennent toute leur importance dans l’existence de ce pays.

Ici les saisons se déclinent en contrastes éclatants.

Des jaunes ocrés et bruns rouges de l’automne qui illuminent la forêt,  aux verts tendres du printemps, de la blancheur cotonneuse de l’hiver à la douceur des soirs d’été, emplis du crissement des grillons, de l’odeur enivrante du foin qui sèche dans les prés, si évocatrice de la douceur de l’enfance.

Cà et là, parfois posés à même la roche qui affleure, les hameaux disséminés ponctuent le vert des prés.

De petits chemins s’étirent au long des pâturages, en prolongement des fermes et des habitations. Bordés de frênes et de noisetiers, de lauzes et de murets de pierre sèche qui vous parlent du passé, du temps où pierres et lauzes plates étaient récupérées après les labours pour délimiter chemins, propriétés, enclos.

Du temps où bêtes et hommes s’accompagnaient, se complétaient pour façonner la terre de ce pays, où venir à bout du travail des saisons suffisait à remplir une vie.

Sous le village, le chemin de Moulin Marquis dévoile peu à peu toute  la majesté paysagère de ce lieu.  Après avoir traversé un hameau,  longé une bordure de buis et pénétré dans les sous-bois,   le chemin se rétrécit pour se frayer un passage entre les parois rocheuses. La plate-forme boisée, coincée entre deux falaises, semble coupée du monde. La roche prend la forme d’un porche naturel d’où s’écoule la résurgence de Moulin Marquis, avant qu’elle ne se jette en cascade du haut de la falaise d’où deux immenses arbres semblent vouloir fuir dans le vide.

Puis le sentier remonte contre la paroi et l’on découvre tardivement l’arche rocheuse naturelle de la Porte du Diable. Arrivé à la crête, un belvédère surplombe les gorges de la Bourne, et dans un éblouissement de lumière, l’immensité du monde s’offre à vous. Contraste stupéfiant entre l’intimité des bois et le vaste panorama qui soudain se déploie sous vos yeux.

Bastion, citadelle, forteresse, c’est bien de cela qu’il s’agit. Perché sur ces rochers, vous avez la sensation de dominer le monde, d’être aspiré dans son immensité et dans le même temps, d’être ramené à la petitesse de l’humain, à sa nécessaire humilité face à la grandeur et la magnificence de la nature.

Au retour, le chemin traverse de petites clairières entretenues par les troupeaux, nichées au creux des bois, couvertes d’une herbe si douce qu’elle semble un tapis moëlleux sous vos pieds. Ici, tout retrouve un caractère intime, un peu secret, comme un cocon douillet. Les sous-bois, parsemés de fougères, se referment sur vous, tout empreints de fraîcheur et de  silence feutré.  Les grands hêtres laissent filtrer une lumière douce et tamisée.  Leurs branches sont si élancées qu’au moindre souffle de vent, elles grincent doucement en se balançant.

Qui sait, flânant ainsi par les chemins et les sous-bois, peut-être aurez-vous senti frémir, au fil des pas, un peu de l’âme de ce pays ?

Michèle Bonnard . Août 2010
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